Et le travail paya

Son premier cours commence à 9 heures, le dernier finit à 18 heures. Il ne s’en sort pas si mal, ça aurait très bien pu être 21h00. Des journées de cours qui commencent à 9h00, et qui finissent à 21h00, ce n’est pas si rare.

Sans compter qu’il n’habite pas tout près de la Fac, qu’il a un job étudiant, et que, de toutes les façons, devoirs et révisions l’attendent chaque soir.

Ses journées sont donc pour la plupart longues et bien chargées.

Pourtant il a décidé d’en faire plus. Il a décidé que le droit, la justice, et surtout ceux qui y sont confrontés chaque jour méritaient qu’il en fasse plus. Car c’est bien l’aspect pratique de cet enseignement qui en fait une plus-value. L’étudiant « clinicien » est aux prises avec le monde du droit et avec les justiciables y étant confrontés. Il apporte des réponses juridiques aux problèmes qu’ils soumettent à l’attention de la Clinique Juridique.

Sans volonté de rétribution autre que l’assurance de la pertinence de son engagement social, il s’est donc investi dans la Clinique Juridique. Il y effectuera le très honorable, et le conséquent, travail que l’on sait.

La démarche, puisque bénévole, était donc d’autant plus courageuse. C’est ce courage que les professeurs de la Clinique et l’UFR droit de Paris 8 ont décidé de récompenser.

Ainsi, pour cet étudiant de la Licence 3 de droit, la Clinique Juridique devient un crédit européen (ECTS). Dès lors, elle participe, au même titre que les autres enseignements plus théoriques, à l’obtention de sa Licence de droit.

Ce faisant, la Clinique Juridique est promue en devenant une option pré-professionnalisante reconnue dans la formation académique de la Licence de Droit.

Cette reconnaissance, évidement, ravit l’étudiant. C’est son travail et son investissement qui sont ainsi reconnus et consacrés. Elle l’a surpris aussi. Il ne s’attendait pas à être récompensé, encore moins ainsi.

Cette officialisation séduit aussi la Faculté de droit de Paris 8. La voilà dotée d’un atout indéniable, d’une originalité qu’elle est, à ce jour, la seule à détenir. Elle se différencie ainsi des autres facs en se dotant de cet enseignement. La Clinique Juridique place ainsi l’UFR droit au premier plan de l’enseignement juridique en France.

À plus grande échelle, cette officialisation de la Clinique juridique devrait aussi ravir le monde du droit. Car, in fine, c’est bien pour le servir lui, et lui seulque la Clinique Juridique a vu le jour en permettant à des étudiants de découvrir l’un des exercices des professions judiciaires.

En se pérennisant ainsi, la Clinique offre à notre discipline l’assurance de continuer son œuvre, de continuer à la servir, de continuer à former efficacement de futurs professionnels, et surtout de continuer à permettre l’accès au droit à ceux qui sont les plus désarmés face à lui.

Cécile Langaney

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